Le 11/12/2008 - 11h44
Par
MYFREESTYLE
Candide Tovex vs TJ Schiller, la Riderscup des Tignes Airwaves
SportWeek
La Riderscup oppose pendant les Tignes Airwaves les meilleurs skieurs d'Europe à la dream team nord-américaine. A la fin, une seule équipe vaincra.
L'un est le skieur freestyle français le plus titré de l'histoire. A 26 ans, il aligne déjà quatre victoires aux X Games. L'autre est canadien, compte quatre printemps de moins, mais engrange les trophées comme des perles depuis maintenant trois ans. Candide Thovex et TJ Schiller sont les capitaines des équipes d'Europe et d'Amérique du Nord de la Riderscup. Un format de compétition inspiré de la prestigieuse épreuve de golf du même nom, qui oppose, tous les deux ans, le Vieux Continent aux Etats-Unis. Les Tignes Airwaves transposent donc le concept aux sports de glisse, avec un face-à-face inédit entre seize riders vivant de chaque côté de l'Atlantique, qui se livrent un duel sans merci autour d'un half-pipe et d'un big air. "
Dans nos sports, on n'a pas l'habitude de se battre en équipe, avoue Candide Thovex, qui sélectionne les pros européens.
La pression et la motivation changent. Elle est partagée par tout le team. Ce sera une expérience très spéciale. " La compétition s'annonce serrée. Aujourd'hui, la rivalité entre les deux parties du globe constitue une réalité. Lors des X Games, les Américains disposent de l'avantage du terrain et trustent la majorité des podiums.
" Mais je ne pense pas qu'on y soit désavantagé, tempère le capitaine français, qui a déjà gagné par trois fois sur les terres US. Si on raisonne comme cela et que les Américains perdaient la Riderscup, eux pourraient également dire que c'est parce qu'on avait le public derrière nous. Alors autant ne pas en rajouter et gagner. " Un défi entre continentsCette année, pour offrir les meilleures chances de victoire à son équipe, l'ancien bosseur a décidé de se mettre sur la touche. En 2007, il s'est fracturé une vertèbre et n'est remonté sur les spatules que depuis cet été. Aucune chance, donc, même pour le roi du freestyle, de concurrencer le gratin qui participera à la compétition cette année. "
Je me contente du rôle de coach, avoue-t-il.
Encore que, avec le niveau de l'équipe que j'ai constituée, je ne sais pas s'ils ont besoin de mes conseils. " Que l'Amérique du Nord soit prévenue, en Europe on rameute tout ce que le ski compte de stars, pour conserver le titre à la maison. "
Pas de quoi nous faire peur, répond TJ Schiller. Mon équipe est mi-canadienne, mi-américaine. Personne ne peut la battre. " Le match est lancé.
Soyez le premier à donner votre avis