Sportweek by Sport

Surf
Ski/Snow
BMX / Skate / FMX
VTT
Air
Outdoor
Running
Alpinisme
Aventure
XTrem

sportweekxtreme.fr > Ski/Snow > Snowboard > Plus de snow

Plus de snow

Le 27/03/2009 - 09h25
Par SPORTWEEK / Lionel Vella

  • noter cet article :
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Envoyer à un ami
  • Publier sur votre blog
  • Commenter
  • Imprimer

Peyo et Bixente Lizarazu, frères de glisse

SportWeek

SportWeek

Ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Malgré des carrières diamétralement opposées, Bixente et Peyo ne font plus qu'un quand
il faut défier une vague ou dévaler une pente enneigée.

Côte d'Argent. Plage des Tamaris, sur la commune de Saint-Jean-de-Luz. Peyo et Bixente Lizarazu sont au rendez-vous. Ils jouent à domicile. Les deux frères connaissent presque au centimètre près tous les recoins du site. C'est ici qu'ils ont grandi, dans ce Pays basque, la mer à portée de planche de surf. La montagne à deux heures de voiture. Un véritable univers de glisse, un terrain de jeu fantastique pour deux hommes attirés par l'évasion et le dépassement de soi.

Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez surfé ensemble ?
Peyo Lizarazu : [Long moment de réflexion.] C'est marrant, mais j'ai plus de souvenirs de mes premiers " pas " au surf avec mon père [Jean Lizarazu] qu'avec Bixente. En fait, c'est notre père qui nous a fait découvrir le surf...
Bixente Lizarazu : Ma première planche de surf, je l'ai eue grâce à lui. Il m'a fait croire qu'elle venait d'Hawaii alors qu'elle venait d'Hendaye ! Il a fait partie de la génération qui surfait une vague qui n'existe plus, entre Fontarabie, en Espagne, et Hendaye, en France, sur la rivière Bidassoa.
P. L. : Cette vague est un mythe. Avec l'aménagement du territoire entrepris au début des années 60, notamment sur le port d'Hendaye, la Bidassoa a été draguée et cette vague a disparu. Dommage, car elle ressemblait, d'après les récits de notre père, à la Mundaka [au Pays basque espagnol, ndlr].

Avez-vous des souvenirs communs d'escapades à ski ?
B. L. : Tous les hivers, on partait dans les Pyrénées, à Luz-Ardiden. [Il s'adresse à Peyo.]
Tu te souviens aussi du trip dans les Alpes ? Avec la camionnette de papa... [celle que leur père, menuisier-charpentier, utilisait pour ses déplacements professionnels, ndlr]. Pendant les vacances, il la transformait en camping-car un peu primaire [rires]. On partait de nuit et, quand on se réveillait, on était arrivés. Après quinze heures de route !
P. L. : Quinze heures... quand on ne tombait pas en panne ! [Rires.]
B. L. : Peyo et moi avons six ans d'écart. J'avais 13 ans quand je suis parti à Bordeaux. Ce n'est que maintenant, depuis que j'ai stoppé ma carrière, qu'on se retrouve à faire des trucs ensemble. L'an dernier, on est partis au Mentawaï [archipel indonésien, ndlr]. On y retourne en mai prochain. Nous sommes allés à Bali ensemble. On va aussi dans les Alpes faire du ski ou du snowboard... Je n'ai repris le surf de façon intensive qu'après avoir arrêté le foot.

Aujourd'hui, qui prend le plus de risques ?
P. L. : En surf, c'est moi...
B. L. : Peyo a acquis une expérience qui lui permet de placer la barre ici [il montre le haut de sa tête]. Alors que moi, j'en suis là [il montre le milieu de son ventre]. Mais on est tout sauf des fous.
P. L. : À ski, je fais très attention. J'ai dû gérer le rapatriement du corps d'un gars qui s'est tué dans une avalanche au Canada. C'était un pro du snowboard. J'étais déjà calme en montagne car c'est un milieu que je trouve très dangereux. Alors maintenant...

Que pensez-vous du hors-piste ?
P. L. : Je suis très prudent. J'en ai fait il y a peu de temps mais, à chaque fois, je m'équipe en conséquence. Je ne pars jamais sans le système Arva, qui permet d'être localisé en cas d'avalanche.
B. L. : La montagne est plus vicieuse que la mer. La mer, quand elle est dangereuse, elle vous l'annonce tout de suite. Pas la montagne. Vous pouvez avoir devant vous une pente magique et vierge, le tout par beau temps, et être malgré tout pris par une avalanche. Le surf aussi peut être vicieux mais généralement, quand c'est dangereux, la vague vous ramène au bord ou vous empêche d'aller au large.

Vous semblez toujours contrôler le danger...
B. L. : On se prépare pour affronter les éléments. Il n'y a jamais d'inconscience. Je ne considère pas Peyo comme un casse-cou quand il va sur Belharra [une vague géante au large de Saint-Jean-de-Luz]. Je sais comment il s'entraîne. Moi, je sais que je n'irais pas ! Je ne suis pas encore prêt.

Peyo, comment êtes-vous venu au surf de haut niveau ?
P. L. : J'ai commencé mes premières sessions en compagnie de mon père. J'avais 5 ou 6 ans. J'ai fait de la compétition très jeune, vers 10 ans. J'ai d'ailleurs eu de très bons résultats [il fut champion d'Europe espoirs en 1988, à 13 ans, ndlr], mais, très vite, j'ai décroché. J'avais du mal à associer surf et compétition. En plus, à l'époque, je jouais au rugby à Bègles-Bordeaux. À 18 ans, je faisais même des matches en tant qu'ailier avec Guy Accoceberry, demi de mêlée international. Et puis, du jour au lendemain, j'ai arrêté. On m'a proposé un travail qui m'a ramené au surf.



Comment est venue l'idée de vous attaquer aux grosses vagues ?
P. L. : En compétition, on n'affronte pas les meilleures vagues aux meilleurs moments. Tout est chronométré. C'est le contraire de ce que nécessite le surf de grosses vagues. Si le surf de compétition s'était fait dans des conditions plus intenses, j'aurais accroché. Pour surfer des grosses vagues, il faut être patient. Il faut compter deux ou trois heures d'attente pour, peut-être, ne prendre qu'une seule vague.

Comment définiriez-vous le sport extrême ?
B. L. : Sport extrême, ça ne veut rien dire. Pour moi, il n'y a que le sport de haut niveau. C'est un concept marketing qui fait à la fois peur et rêver. Les mecs qui font du surf de gros s'entraînent comme des sportifs de haut niveau. Ce sont des spécialistes. Idem pour ceux qui font du freeride en ski. Le sport de haut niveau, c'est pousser son corps à l'extrême pour être le plus performant possible.

Quelles sont les différences entre la glisse sur l'eau et sur la neige ?
P. L. : La poudreuse est très similaire au surf. On s'enfonce. Il y a une troisième dimension qu'on n'a pas vraiment sur une piste damée.

Êtes-vous attaché à l'esprit d'évasion ?
B. L. : Ah oui ! Il n'y a pas longtemps, on s'est retrouvés avec notre cousin dans une session de stand-up (surf debout à la rame), du côté de Guéthary, sur un coucher de soleil, la veille d'un jour l'an.
P. L. : La lune se levait, c'était très beau.
B. L. : Ce sont des moments magiques où vous ne faites plus qu'un avec la nature. C'est fusionnel.

Quels sont les lieux incroyables que vous avez découverts ensemble ?
P. L. : L'Indonésie. À Bali, il y a deux ans. Et puis le Mentawaï l'an passé. D'ailleurs, on y retourne avec Guy Forget [capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, ndlr]. C'est la meilleure période. On sera en plein hiver austral.

Quels sont vos spots préférés au ski ?
P. L. : Val-d'Isère. J'ai eu aussi la chance d'habiter à Whistler au Canada. J'y ai effectué la plus grande partie de ma carrière de skieur. J'adore cet endroit. C'est magnifique. Sinon, j'aime bien La Mongie ou Saint-Lary, dans les Pyrénées.
B. L. : Moi aussi j'ai un faible pour Val-d'Isère. J'y vais chaque année, environ deux semaines.
P. L. : Depuis trois ans, il m'invite mais je trouve à chaque fois une excuse pour ne pas y aller.

Pourquoi ?
P. L. : Parce qu'il y a les vagues ici (rires).
B. L. : Avec les surfeurs, on ne peut rien prévoir. " On ne sait jamais, il pourrait y avoir des vagues ! " Ici, au pays basque, c'est génial car le matin, on peut aller skier dans les Pyrénées et en fin d'après-midi, on fait une sortie en surf. C'est magique !

Au fait, y a-t-il des endroits que vous n'avez pas encore " explorés " tous les deux ?
P. L. : J'aimerais qu'on aille en Polynésie française ensemble. Tahiti, Moorea...
Je connais pas mal de monde là-bas. Bixente y est allé l'hiver dernier sans moi. J'y suis allé aussi sans lui.
B. L. : C'est le lieu que j'aimerais découvrir avec Peyo.

Propos recueillis par Lionel Vella

Pour voir leurs exploits en images, cliquez ici


COMMENTAIRES

Soyez le premier à donner votre avis

Ajouter un commentaire

Sport

Surf
WCT
WQS
Longboard
Wakeboard
Kitesurf
Windsurf
Ski / Snow
Freeski
Snowboard
Freeskiing Tour
Freeride Tour
TTR
Winter X Games
Street
BMX
Skateboard
FMX
Fise Experience
X Fighters
X Games
VTT
Qashqai Urban Challenge
VTT Freestyle
Descente
Air
Base Jump
Red Bull Air Race
Parapente
Montagne
Ski alpinisme
Escalade
Rando / Trek
Aventure
Expéditions
Raids
Outdoor
Running
Endurance
Trails